Le fil de l’eau donne souvent de la transparence aux idées. loïc

 

Il n’a pas oublié ses pattes du dimanche
Pour se rendre à l’office.
Il est beau mais point aimé.

Il est insecte
J’ai vu ses jambes,
J’en ai compté six !
Et, croyez-moi, quand il les prend à son cou,
Dieu qu’il va vite !

Je l’ai regardé,
J’ai voulu l’occire d’un coup de pied,
Je l’ai raté,
Il s’est enfui,
Il a disparu.

Angoisse.
Va-t-il revenir ?
Que ferais-je alors ?

Je ferme mes pensées.
Je dois les entourer d’un élastique
Pour qu’elles ne s’ouvrent pas.

Car, si j’oublie,
Je n’aurai plus peur,
Et, l’insecte, me craignant,
Passera son chemin.
Il ne m’attaquera pas.
Il ne connaît pas la violence !

Il a mis ses belles pattes,
Il a couru vite
Je ne le chercherai pas
Dans sa cachette que je ne connais pas.

C’est dimanche.
Il fait froid.
Pourquoi l’insecte vit encore ?
Et moi donc ?
Mais bien sûr,
La vie pour tous est un bonheur !

 
© loic de trigon – 15/12/2013

 

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